Après 16 jours de course, plus de 8.000
kilomètres parcourus, au Portugal, en
Espagne, au Maroc, en Mauritanie, au Mali et
au Sénégal, Stéphane CLAIR est monté sur le
podium du Lac Rose à l’issue d’une
magnifique aventure. (112° place au
classement général, 38° de sa catégorie…)
Stéphane, quel est le bilan de ce Dakar
2007 ?
« C’est une journée inoubliable, partagée
avec les 132 motards qui sont arrivés sur la
plage ce matin. Nous étions 250 au départ à
Lisbonne. Que de souvenirs. J’ai évidemment
une pensée pour Elmer et Eric, et pour mes
copains qui se sont blessés. La course est
dure. C’est un vrai Dakar, le Lac Rose se
mérite ! Je suis très heureux de retrouver
ceux qui m’aiment qui m’ont accueillis à
Dakar : c’est génial. »
Au vu de ta progression, on n’a pas eu
l’impression de te voir en difficulté …
« Vu sur internet, ça doit paraître plus
simple … sur la moto, je dois avouer que
c’est parfois long (NDLR : entre Atar et
Tichit, Stéphane a roulé durant 16 heures
sans interruption pour parcourir les 650
kilomètres de la spéciale ! ). On souffre
des poignets, des épaules mais il faut
rouler pour ne pas perdre pied et éviter de
devoir naviguer de nuit. La moto préparée
par Philippe et Eric chez Piboules Racing
était parfaite : efficace et robuste. je
n’ai pas eu d’ennuis, et je n’ai pas sorti
ma trousse à outil du rallye. Cà change des
éditions passées !»
Un Dakar parfait alors ?
« Dur pour obtenir ma place, long à préparer
mais un soutien constant des partenaires et
de mes proches, ensuite un départ en fanfare
avec les commerciaux et les managers d’EASYDENTIC
venus à Lisbonne puis une course variée mais
toujours dangereuse. Des pièges partout, de
la poussière, du vent de sable, de la pluie,
de la boue : seuls les plus réguliers ont
passé Atar ! »
C’est ton rêve de gosse qui se réalise ?
« Oui, une page se tourne. J’ai bien galéré
pour arriver au Lac Rose, il m’a fallu deux
rallyes pour apprendre et cette 3° est enfin
la bonne. J’ai chialé dans mon casque sur la
plage tellement c’est fort ! Thierry Sabine
disait que ceux qui arrivaient changeaient
de regard, je crois que c’est vrai.
Désormais, je fais partie de ceux qui « sont
allés au bout ».
Et en janvier 2008 ?
« Ouh là là, si ma mère vous demande, je
serai parti en vacances à l’Ile Maurice !
Pour les autres, wait and see »
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